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Ponts automatiques : comment StencilVector décide où les placer
Détection des îles, la vraie formule de stabilité, le placement par arbre couvrant minimal, la largeur des ponts et les limites du matériau qui décident de l’écartement — mesurés sur des exécutions réelles du moteur en production.
StencilVector Team7 947 vues

Tous les pochoirs échouent de la même façon. Vous le découpez, vous le soulevez du plateau, et une pièce tombe par terre : le centre d’un O, la contreforme d’un B, la pupille d’un œil. Cette pièce détachée s’appelle une île : de la matière entièrement entourée par un vide. Un pochoir dont les îles ne sont pas pontées n’est pas un pochoir, c’est un tas de morceaux.
Les ponts sont la solution : de fines attaches de matière qui rattachent chaque île au corps du pochoir. Les placer à la main est long et facile à rater, alors StencilVector les place pour vous. Ce qui suit est la version honnête du fonctionnement : les règles réelles et les chiffres réels, mesurés sur des exécutions réelles du moteur qui tourne aujourd’hui sur le site.
1. Trouver les îles
Le moteur étiquette chaque région connexe de matière. Tout ce qui touche le bord de la feuille est le cadre ; toute autre plage de matière est une île. C’est un test purement géométrique — sans supposition, sans modèle — et c’est pour cela qu’il se comporte exactement pareil sur une typographie, un logo et une photographie.

L’exemple ci-dessus est le mot BRIDGE découpé sur 200 mm de large. Quatre îles : deux dans le B, une dans le R, une dans le D. Stabilité avant les ponts : 0,87. Après quatre ponts automatiques : 1,00, au prix de 0,44% de matière en plus.
2. Ce que mesure vraiment le score de stabilité
La plupart des outils affichent un « score structurel » sans jamais dire ce qu’il est. Le nôtre tient en une ligne d’arithmétique, et vous méritez de la connaître :
- score = 1 − 5 × (aire des îles ÷ aire de matière), borné entre 0 et 1.

Trois conséquences qu’il vaut la peine de comprendre :
- 1,00 signifie zéro île. Rien n’est détaché. Cela ne signifie pas que le pochoir est solide.
- 0,00 ne signifie pas « catastrophique ». Cela signifie que 20% ou plus de votre matière flotte ; au-delà, le nombre sature et cesse de discriminer.
- Il mesure ce qui est détaché, pas la tenue du reste à la manipulation. Cela, ce sont la portée libre et l’épaisseur du matériau qui le décident, et nous y revenons plus bas.
C’est pourquoi un pochoir peut afficher 0,98 et rester inutilisable : une île de 2% peut être exactement la pupille à laquelle vous teniez. Le score se lit avec le nombre d’îles, jamais seul.
Une précision importante, car c’est le chiffre que vous regarderez vraiment : la formule ci-dessus est celle que rapporte la première conversion, avant qu’aucun pont n’existe. Dans l’aperçu des ponts, le score affiché en est un autre, plus strict — chaque partie du pochoir est pesée face à l’appui qui la retient. Il attrape ce que le compte d’îles ne voit pas du tout, par exemple une péninsule suspendue à une attache trop fine. Pourquoi les pochoirs cassent alors que rien n’est tombé explique cette analyse en entier.
3. Où vont les ponts : le réseau le plus court, pas une règle empirique
On lit partout qu’un pochoir demande « au moins deux ponts par île ». StencilVector, délibérément, ne fait pas cela. Il traite le cadre et chaque île comme les nœuds d’un graphe, mesure l’écart réel entre eux et construit un arbre couvrant de poids minimal : l’ensemble de liaisons le plus court qui transforme tout le pochoir en une seule pièce.
Le résultat, ce sont exactement (nombre de pièces − 1) ponts — le minimum qui puisse fonctionner. Chaque pont est une cicatrice sur votre dessin, donc le moteur en dépense le moins possible, et il place chacun là où l’écart est le plus étroit, c’est-à-dire aussi là où il se voit le moins.
Si une île donnée a réellement besoin d’un second pont — une forme longue et étroite qui pourrait pivoter autour d’une seule attache, ou une pièce qui va recevoir la pression d’un rouleau —, ajoutez-le vous-même au pinceau avant d’exporter. C’est le seul cas que la passe automatique ne couvre pas pour vous, et il vaut deux minutes d’attention.
4. Les îles trop petites sont supprimées, pas pontées
En dessous d’environ 2 mm, une île ne reçoit pas de pont : elle est effacée, et le vide se referme sur elle. Ce n’est pas de la paresse. Un éclat de 1 mm de PET 0,5 mm pendu à une attache étroite se déchirera de toute façon à l’échenillage, ou gondolera sous la peinture — le garder ne garantit qu’un défaut à un endroit que vous ne pourrez pas réparer. Le retirer de manière déterministe est le résultat honnête, et cela garde le nombre de ponts significatif.
Dans le portrait ci-dessus : onze îles détectées, six pontées, cinq supprimées. Stabilité 0,98 → 1,00, pour 0,49% de matière en plus.
5. Quelle largeur donner à un pont
La largeur par défaut vaut 0,5% de la largeur du pochoir, arrondie au demi-millimètre et jamais en dessous de 1,5 mm. Sur un pochoir de 200 mm cela donne 1,5 mm ; sur un de 600 mm, 3 mm. Le plafond bouge lui aussi avec la taille : jusqu’à 2 mm sur les pochoirs de 150 mm ou moins, 3 mm jusqu’à 300 mm et 5 mm au-delà. Un pont doit rester proportionné à la feuille sur laquelle il vit.

Largeurs pratiques, par méthode de découpe :
- Laser, PET/Mylar 0,5 mm : 1,5 mm est le minimum de travail.
- Laser, PET 1,0 mm : 1,5–2 mm.
- Laser, inox 0,8 mm : 1,5 mm suffit largement — le métal se porte tout seul.
- Laser, bois ou MDF : 2 mm, et de préférence des ponts en travers du fil.
- Fraisage CNC : 2–3 mm, et jamais en dessous du diamètre de la fraise.
- Découpe à la main : 3 mm — une lame ne tient pas la tolérance d’un laser.
Remarquez à quel point la largeur coûte peu. Passer de 0,6 mm à 3,0 mm — cinq fois plus large — coûte encore moins de 1% de la matière sur ce dessin. Un pont trop fin cède ; un pont légèrement trop épais ne vous coûte presque rien. Dans le doute, allez plus large.
6. Trois formes de pont, et pourquoi elles existent
À l’étape 3 du Stencil Maker, vous choisissez la forme des ponts : Droits, Raccordés ou Artistiques. L’emplacement et le nombre des ponts ne changent pas — seulement la façon dont chacun est dessiné.
Avec Droits, le pont croît hors de la matière par dilatation : une attache aux flancs rectilignes, qui rejoint le dessin en formant un angle.
Avec Raccordés, l’attache reste la même mais se fond dans le dessin par des congés concaves, comme deux gouttes d’eau qui fusionnent à l’instant où elles se touchent. Ce n’est pas de la décoration. Un angle intérieur vif est l’endroit où la contrainte se concentre, et sur un PET fin c’est là que la déchirure commence ; un congé répartit la même charge sur une courbe, pour très peu de matière en plus.
Avec Artistiques, c’est le tracé qui change, pas la jonction. Entre les deux mêmes points d’ancrage, le moteur essaie une droite, des arcs et des courbes en S, garde celle qui suit le mieux la direction des traits alentour et écarte toute courbe qui toucherait le dessin loin de ses extrémités. Sur les portraits et les cheveux, les ponts cessent de ressembler à des barreaux et font partie du dessin.
7. C’est le matériau qui décide de l’écartement des ponts
C’est la partie qu’aucune image ne peut montrer, et celle qui décide si votre pochoir survit à sa première utilisation. Deux pochoirs au score identique se comportent de façon complètement différente selon la matière dans laquelle ils sont découpés :
- Plastique souple, 0,5 mm : portée libre maximale 25 mm.
- Métal rigide, 0,8 mm : portée libre maximale 80 mm.
La raison est la rigidité en flexion, qui croît avec le cube de l’épaisseur : D = E·t³ ⁄ (12(1−ν²)). Avec les vraies valeurs — PET à 2,5 GPa et 0,5 mm, inox à 200 GPa et 0,8 mm — on obtient environ 0,031 N·m pour le plastique contre 9,4 N·m pour l’acier. Le métal est environ 300 fois plus rigide en flexion.
Voilà pourquoi un dessin identique demande nettement plus de ponts en PET qu’en acier, et pourquoi « ça a marché en métal » ne dit rien de son comportement en film. Voilà aussi pourquoi l’épaisseur compte plus que l’intuition ne le suggère : passer de 0,5 mm à 1,0 mm de PET ne double pas la rigidité, il la multiplie par huit.
8. Ce qui se passe avant qu’un seul pont ne soit posé
Deux choses que le moteur fait d’abord, en silence :
- Il garantit un cadre. Si votre dessin va jusqu’au bord, une bordure pleine est ajoutée autour — 8% de la largeur du pochoir, jamais moins de 8 mm ni plus de 60 mm. Sur un pochoir de 200 mm, cela fait 16 mm de cadre. Sans lui, les ponts n’ont rien où s’ancrer, et vous n’avez rien à tenir quand vous positionnez le pochoir.
- Il ignore les mouchetures. Les îles sous la taille minimale sont retirées avant la construction du réseau, de sorte que le nombre de ponts ne reflète que les parties qui comptent.
Contrôle direct : Vector Studio (bêta)
Tout ce qui précède tourne aujourd’hui sur chaque pochoir créé avec le Stencil Maker. La détection, le réseau, le score et les ponts font partie de la conversion elle-même — vous voyez le résultat avant de décider si vous téléchargez le fichier.
Dans le Stencil Maker, vous pilotez la passe automatique par la largeur et la forme des ponts, et vous retouchez le bitmap au pinceau, à la gomme et au remplissage avant d’exporter. Pour le contrôle direct, il y a Vector Studio, en bêta depuis septembre 2026 comme étape 4 du Stencil Maker, Retouche. Sur ordinateur, vous pouvez poser, déplacer et remodeler chaque pont directement sur le vectoriel fini, ajouter ou retirer de la matière avec le pinceau matière et le pinceau découpe, et Résoudre automatiquement : îlots + appuis ajoute les liaisons que l’analyse réclame — avec le verdict structurel qui se met à jour pendant que vous travaillez. C’est une bêta, et nous préférons le dire clairement.
Quelle que soit la voie choisie, vous pouvez vérifier la passe automatique vous-même : convertissez une image, regardez les îles qu’elle met en évidence et comptez les ponts qu’elle dessine.
À lire aussi : les principes de conception derrière les ponts et ce qui distingue les sept méthodes de conversion — la méthode que vous choisissez change le nombre d’îles que vous obtenez, et donc le nombre de ponts que votre dessin doit porter.
Essayez le Stencil Maker gratuit et regardez le compteur d’îles tomber à zéro.
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